Et si le jeu pouvait sauver l’environnement ?

Et si le jeu pouvait sauver l’environnement ?

Images et reportages consternants visionnés régulièrement sur les conséquences du réchauffement climatique ne nous font pas énormément réagir 🙁 Combien d’entre-nous sont devenus des défenseurs actifs de l’environnement ? La disparition des ours polaires, des abeilles et de la biodiversité en générale ne nous touche-t-elle pas ? Sommes-nous des monstres ingrats ?

Non, bien sûr que non, il s’agit simplement d’une réaction psychologique normale. L’envoi de messages pessimistes nous conduit à la passivité et non à l’action. Qui a envie de s’entendre dire toute la journée que tout ce qu’il fait est mauvais pour la planète ? Et que par déduction « tout est de notre faute » ? Un problème à l’échelle mondiale nous conduit majoritairement à penser qu’on n’y peut rien…voire à tomber dans le « c’est foutu y’a rien à faire » (déjà développé dans un article précédent ici).

Nous avons pourtant déjà agis collectivement par le passé. Souvenez-vous, la couche d’ozone ! Certes, la compréhension du problème et sa solution étaient plus faciles. Le problème : un trou dans le « toit » de la terre qui laisse passer de mauvais rayons solaire capables de provoquer des cancers de la peau. Un seul gaz sur le banc des accusés : celui présent dans les aérosols. La solution : on supprime les gaz des aérosols. Entre nos coiffures au top bien laquées et le cancer de la peau, on a choisi la coiffure pourrie 😉 

Et les résultats sont probants puisque les scientifiques estiment que ce trou dans la couche d’ozone sera résorbé d’ici 2050.

Malheureusement, cette fois-ci c’est plus compliqué. Le produit à supprimer pour ralentir le réchauffement climatique se trouve partout, de façon invisible sans qu’on y pense..Notre ennemi, le CO2, sort de nos voitures, de nos usines (toutes productions confondues),…de partout quoi ! Et là, forcément ça se corse car on ne sait pas par où commencer.

On fait quoi alors pour l’environnement ?

L’université américaine UCLA a travaillé pour nous 😉 sur la question de l’électricité qui est un des points sur lequel nous pouvons agir à notre échelle. Elle est partout dans nos chaumières cette fée électricité. Il faut bien dire que sans elle, on n’aurait pas grand chose qui fonctionnerait à la maison.

Mais combien d’entre-nous connaissent la consommation à l’année de leur lave-linge, de leur lave-vaisselle, de leur frigo,.. ? (pour avoir une petite idée, regardez mes consommations en cliquant ici). 

Et qu’est-ce qui pourrait nous motiver à consommer moins d’électricité ? Une économie d’argent, votre santé, l’environnement ?

L’UCLA nous dit que les économies ne sont pas source de motivation dans ce cas. L’électricité est effectivement peu chère….(Il va donc falloir que je change le sous-titre du blog 😉).

Par contre, notre intérêt pour notre santé et celle de nos enfants semble une vraie motivation. A tel point que certains foyers ont réussi à baisser leur consommation électrique de 20% !!

Et le jeu dans tout ça ?

Eh bien c’est justement grâce à lui que la motivation s’est maintenue dans l’expérience menée par l’UCLA. Chaque participant se voyant attribué un badge de réussite et chacun ayant envie de devenir le meilleur « économiseur d’électricité ». Car chaque habitant de l’immeuble testé avait les résultats des autres et voulait devenir le plus économe de la résidence.

L’idée s’est alors répandue et une compagnie électrique américaine a mis en place ce principe auprès de ses clients. Chacun avait les consommations moyenne par foyers en fonction de leur composition ou type d’habitat et chacun pouvait s’y comparer et se « challenger ». Eh bien, en 2016, la compagnie a économisé de quoi fournir tous les foyers de Miami pendant plus d’un an. C’est pas incroyable ça ??

Le principe a ainsi plu à une compagnie aérienne qui a engagé ses pilotes à consommer moins de carburant. En jouant sur leurs vitesses, leurs altitudes et leurs trajectoires, ils ont économisé 6800 tonnes de kérosène et réduit leurs émissions de CO2 de 21 000 tonnes… Ça en fait de belles victoires !!! Et qui en parle ? Pas grand monde malheureusement 🙁

C’est bien dommage mais c’est le fonctionnement actuel de nos programmes d’informations : on nous parle des mauvaises nouvelles mais jamais des bonnes. Et surtout ils passent leur temps à nous maintenir dans la peur. Alors que bien motivés, nous pouvons faire de belles et magnifiques choses pour l’environnement !

Alors dans le même esprit que des films comme Demain, mettons en avant nos succès, rentrons dans le jeu positivement, réfléchissons à l’envers de ce qu’on nous impose.

Passons de l’apathie à l’action.

Et pour commencer partagez cet article pour redonner le moral au plus grand nombre 😉 sans oublier de vous lancer des défis tels que celui-ci.

4 Commentaires

  • Cédric Habert

    C’est bien beau de réduire sa facture d’électricité. Mais on passe à côté du problème principal !

    Je m’explique : Le CO2, c’est de l’oxygène (ça c’est bien, on est content d’en avoir) et du carbone. Ce qu’il faut donc réduire c’est le carbone. Et où trouve-t-on le carbone ?
    Il est un élément essentiel de la vie, il sert de structure à énormément de choses, notamment la lignine et la cellulose, autrement dit le bois. Et où trouve-t-on le plus de bois?
    Dans les forêts ! Ah mais oui mais on a décimé la plupart de nos forêts … Et on continue à le faire…
    Aujourd’hui on retrouve quasiment plus aucune forêt primaire (donc des forêts datant d’avant la civilisation humaine). Si on laissait faire la Nature, on retrouverait très vite d’immenses forêts partout !

    Donc il faudrait faire un jeu qui consisterait à planter des arbres. Je vais plancher là-dessus. 😉

    • Emmanuelle

      Bonjour Cédric,
      La gestion des forêts est un vaste sujet… En France, la surface des forêts augmente depuis 1980 de +0,7%/an (selon inventaire forestier de l’IGN http://inventaire-forestier.ign.fr/spip/spip.php?rubrique3). Par contre, la catastrophe réside au niveau des forêts tropicales 🙁 Car la déforestation rejète énormément de CO2 et vient se cumuler avec tout le CO2 que rejète l’activité humaine (industrie, élevage, transports…).
      Par ailleurs, sur les forêts primaires il faut savoir qu’elles absorbent moins de CO2 que des forêts plus jeunes. Car plus un arbre est vieux moins il absorbe de CO2 par le processus de photosynthèse. Par contre la forêt primaire a bien d’autres atout pour l’équilibre de notre planète et de sa biodiversité.
      Donc replanter des arbres est un enjeu majeur mais plutôt en zone tropical. Ce qui n’empêche pas de réduire nos rejets de CO2 et de choisir nos consommations (huile de palme par exemple souvent source de déforestation notamment en Indonésie).
      Bref…comme je disais au début : rien n’est simple 😉

      • Cédric Habert

        Bonjour Emmanuelle ,

        ce que j’ai mal dit au sujet de la forêt, c’est que le carbone est directement stocké dans la structure de l’arbre. Donc un vieil arbre a déjà stocké une quantité énorme de CO2. Bon il est possible qu’il en absorbe moins qu’un jeune, mais il a « déjà fait le boulot ».

      • Cédric Habert

        On est d’accord que le problème le plus préoccupant aujourd’hui, c’est la déforestation tropicale. (amazonie, indonésie, …) Il faudrait pouvoir arrêter ce massacre au plus vite. Mais le mal a déjà été fait depuis bien longtemps…
        La Méditerranée, berceau des civilisations de ce monde, était autrefois paradisiaque, tout le pourtour était boisé et merveilleusement riche. C’est pourquoi l’humanité s’y est installée. Mais elle a, au fil des siècles, déboisé toute cette zone pour y construire ses habitations et autres structures. Ce qui fait que maintenant, on a un véritable désert (Espagne, Maghreb, Moyen-Orient, …)… Cette zone n’est plus aussi paradisiaque qu’au début de la civilisation. Et ce n’est qu’un exemple.

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